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Test – Gears of War Judgment

Test – Gears of War Judgment
Le 18 mars 2013
Le 18 mars 2013

Braid et Cole superstars

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Chaque Gears of War a posé sa pierre à l’édifice. Le premier a posé les bases, créant un gameplay depuis copié par beaucoup de jeux. Le deuxième a poussé le bouchon plus loin dans le spectacle, en jetant au visage des joueurs des scènes homériques. Le troisième a tenté, avec plus ou moins de succès, d’intégrer une narration plus poussée en creusant un peu les personnages. Du côté du multijoueur, même logique avec un contenu toujours plus complet, et l’invention du fameux mode Horde qui a plus qu’inspiré de très nombreux titres. Ce nouveau Gears, un des derniers gros titres de cette génération sur Xbox 360, va devoir trouver, lui aussi, sa place.

Accusés, levez-vous !

Baird face au juge

Le jeu s’ouvre sur le début du procès, mené par le Colonel Loomis, de l’escouade Kilo. Celle-ci est composée de Sofia Hendrick, dont on retiendra le pantalon délicieusement moulant, de Paduk, un indépendantiste ayant du mal à oublier qu’il a une dent contre la CGU, de Cole l’ancien sportif, et de son acolyte le fameux Baird, personnage beaucoup apprécié pour son sens permanent de la dérision.

L’histoire que nous allons jouer se situe avant les évènements de la saga principale, cet épisode Judgment en étant un spin off : ce sont les témoignages de chaque membre de l’escouade qui vont faire office de niveaux. Etant donné qu’ils sont jugés, on se doute qu’ils n’ont probablement pas suivi à la lettre les ordres qu’on a pu leur donner…

Si leur quête, classique, ne restera pas dans les mémoires, le principe de narration est astucieux, et nous met dans la peau de tous les personnages. La volonté affichée est de donner un ton plus léger à cet épisode, le tandem Cole-Baird étant traditionnellement l’élément comique de la série. Ce n’est malheureusement que partiellement réussi. Alors que dans les Gears chaque apparition de Baird était synonyme de vannes souvent vraiment drôles, on a là quelque chose d’assez timide, alors qu’il y avait moyen d’y aller franchement dans les situations et les dialogues.

Je parlais dans l’introduction de ce qui pouvait différencier cet opus des autres. Cela aurait dû être l’humour bien plus présent, mais ce n’est pas suffisamment le cas. C’est d’autant plus dommage qu’à côté de ça Gears of War Judgment offre une très belle prestation. Un peu comme Halo ODST en son temps, c’est définitivement un jeu directement adressé aux fans de la franchise, contenant tout ce qu’on a envie d’y trouver : un rythme très soutenu, des scènes haletantes, et une ambiance de destruction massive, typique de la série. Ce sont ainsi 7 niveaux qui sont proposés, pour une aventure courte en normal (environ 6 heures de jeu) mais qui ne demande qu’à être rejouée grâce à une replay value très forte.

Soulignons également que l’on pourra télécharger gratuitement le premier opus de la série, qui, s’il date un peu, reste un excellent titre même aujourd’hui.

De bruit et de fureur

Toit, toit, mon toit

La nouveauté de Gears of War Judgment se trouve plutôt dans quelques choix de gameplay et dans la construction des niveaux, témoignant d’une philosophie de jeu encourageant très fortement le scoring.

La maniabilité de Gears est bien là, avec juste un changement pour la sélection des armes, puisqu’on switche désormais entre deux armes par une simple pression sur Y, et que les grenades sont en permanence affectées à la tranche de la manette. Une excellente initiative tant cela facilite les choses, permettant de passer d’une arme à l’autre en un clin d’œil.

Paduk dans ses oeuvres

Les niveaux sont eux découpés en petites parties de 5 à 10 minutes de jeu. On y gagne des étoiles, le but étant d’en décrocher 3. Pour les gagner plus rapidement, on peut rendre les choses plus difficiles, en acceptant les dossiers déclassifiés de la CGU : un handicap qui corse les choses. Rudement bonne idée ! Les challenges sont variés (seulement un type d’arme, ennemis plus stratégiques, visibilité réduite, limite de temps et j’en passe), et il va falloir un sacré bout de temps avant de réussir à décrocher toutes les étoiles sur un niveau de difficulté élevé additionné aux dossiers secrets. L’envie d’y revenir, en particulier en coop (on va y revenir plus loin) va être très forte.

La construction des niveaux est également une réussite. Si une partie d’entre eux sont très classiques, assimilables à des arènes, la variété est bien là, et certains sont même plutôt originaux et très agréables à jouer. On peut citer celui raconté par Cole nous donnant le droit à une scène de débarquement digne du film “Il faut sauver le soldat Ryan”, ou bien l’histoire de Baird qui se déroule sur les toits de la ville. De l’excellent travail, et une variété supérieure à Gears of War 3.

Au rayon nouveautés, on trouvera quelques armes qui viennent encore enrichir un arsenal déjà très fourni. Entre puissance, précision et portée, on trouvera forcément notre bonheur. J’avoue avoir un faible assez prononcé pour la Makza, un fusil avec un zoom correct, des balles ayant un gros impact (même si inférieur à un fusil de sniper), tout en étant capable de tirer sur un rythme soutenu.

People Can Fly a développé un jeu très bien équilibré, mixant tous les éléments avec talent pour un résultat souvent jouissif. On regrettera juste qu’on n’y trouve aucune trace d’originalité. L’univers de Gears est parfaitement exploité, mais les situations ainsi que les décors sont très familiers, donnant l’impression qu’on nous a plus livré une belle brochette de nouveaux niveaux plutôt qu’un véritable nouveau jeu. L’ensemble est très bien fait, complet, varié, mais se contente de prolonger se qu’on connait déjà plutôt que de proposer quelque chose de neuf. Cela ne retire rien au plaisir procuré par le jeu, mais reste une vraie limite.

Beau comme un Gears

Amène-toi mon gros...

La série nous a habitué à un haut niveau de réalisation, et People Can Fly a parfaitement respecté le cahier des charges. Ainsi, à part une texture un peu dégueulasse sur des gravas lors d’une mission, on a le droit à un rendu précis, net et sans bavure, parfois même superbe. La gestion des lumières et de l’obscurité, en passant par le brouillard, offre un très bon rendu, donnant à l’ensemble une belle allure. On a même l’agréable surprise de ne plus avoir les légers retards d’affichages qui parsemaient les épisodes précédents.

L’animation est exactement la même qu’avant, c’est-à-dire d’un très bon niveau.

Au niveau de l’environnement sonore, les musiques se font discrètes et ne restent pas en tête. Et pour cause, tout est recouvert par le fracas des armes et par les beuglements des ennemis : cette ambiance de champ de bataille est d’une efficacité redoutable et se passe très bien d’une BO qui n’aurait pu être qu’envahissante. Cerise sur le gâteau, les doublages en Français, souvent décriés, sont ici tout à fait convenables. Bref, c’est du tout bon.

La guerre, c’est à plusieurs

Quand on teste un jeu avant qu’il ne sorte, il n’y a pas encore grand monde en ligne. Souvent d’autres testeurs de différents pays. Cela ne permet pas de se rendre totalement compte de la qualité du multi. Pourtant, sur ce Gears of War Judgment, plusieurs évidences ressortent.

La première est que le level design a été manifestement pensé pour le jeu en coopération. Très peu de couloirs, on ne se marche pas dessus, et les niveaux permettent des approches diverses dans toutes les situations, anticipant les différentes façons de jouer, du bourrin fonceur qui pourra toujours trouver un chemin pour le corps à corps, au fieffé sniper qui gardera sa position. Le plaisir de jouer s’en trouve immédiatement décuplé.

Le formidable mode Survie

En multi, on retrouve les modes de jeu classiques, avec deux petits nouveaux.

Free for all (soit chacun pour soit) ne va rien révolutionner, mais par contre le mode OverRun (rebaptisé survie chez nous) est juste incroyablement fun à jouer. Le principe est le même que dans l’ancien mode Horde : il faut se défendre contre des vagues d’ennemis toujours plus puissants. Ce qui change, c’est qu’on devra protéger une zone particulière, et surtout qu’on devra choisir une classe parmi quatre. L’ingénieur placera les protections et pourra les réparer, le soldat est en première ligne, l’éclaireur a la possibilité de grimper un peu partout pour prendre des positions de sniper ou pour surprendre l’adversaire en leur tombant dessus, et enfin le médecin peut créer des zones dans lesquelles ses amis se remettent de leurs blessures. Très rapidement on arrive à des phases de jeu soutenues où la communication entre les différents joueurs est indispensable. Chacun a son rôle et doit le tenir pour aller jusqu’à la victoire. Cela donne un jeu très intense, les joueurs ne cessant de s’appeler (« INGENIEUUUUUR, y’a plus balles dans la tourelle ! », « ECLAIREUUUUR, il me faut une couverture, VIIIIITE ») dans un joyeux bordel qui doit pourtant rester organiser pour que tout le monde s’en sorte.

Quelque soit le mode de jeu, on ne peut qu’applaudir la qualité des cartes proposées, manifestement très étudiées pour permettre des parties variées. Ainsi, elles sont suffisamment grandes pour que les situations de combats soient diversifiées, sans trop l’être pour que les joueurs se courent après pendant trois plombes. Le multi de ce Gears a toutes les cartes en main pour rester très joué pendant un bon moment (au moins jusqu’à la prochaine génération de consoles !), et est un indéniable atout pour le jeu.

Le Bilan

On a aimé 

  • Gameplay nerveux
  • Le level design, en campagne et pour le multi
  • Des affrontements très intenses
  • Le principe de scoring nouveau pour la série
  • Le coop et le multi, surtout le mode OverRun
  • Rien d’original dans l’histoire
  • Très peu d’originalités dans les environnements
  • La personnalité des héros sous-exploitée

Conclusion du test de Gears of War : Judgment

Gears forever
{{Malgré tous les jeux qui s’en sont inspirés, une évidence ressort rapidement : Gears of War Judgment s’inscrit dans la tradition de ses prédécesseurs et établit pour ceux qui en doutaient que c’est bien la série étalon pour les TPS non scriptés. People Can Fly a livré un jeu clairement destiné aux fans, incluant tout ce qu’ils s’attendent à y trouver : du spectacle, une ambiance de combats intenses et furieux, des bad-ass mal embouchés, des explosions dans tous les sens… Et du fun.

Du côté du multi, on retiendra une excellente copie, avec des cartes superbes, un jeu en coop excitant et un mode Survie formidable, digne successeur du classique Horde. Naturellement la réalisation est d’un très bon niveau.

Pourtant, le jeu ne peut pas prétendre à la note maximum, la faute à une absence patente d’originalité dans les situations et les environnements, et à cause de la déception de la sous-exploitation des personnages mis en avant. Pas grave, exploser les Locusts est tellement jouissif que je lui donne volontiers mon coup de cœur.}}

L
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Gears of War : Judgment

Développeur : People Can Fly
Éditeur : Microsoft
Date de sortie : 22/03/2013

13 commentaires

13 Commentaires
G
GTB-X
18 mars 2013 13h09

4/5 et coup de cœur pour un épisode de commande, de rentabilisation maximale d’une licence, sous-traitré, peu ambitieux et à la narration de la campagne merdée?

Après une certaine « sévérité » -relative- pour TR, je trouve là une clémence pour du more of the same qui n’a pas de quoi diriger le marché vers plus de prise de risque.

Du petit Gears quoi. Donc oui fun, mais…

P
pieur
18 mars 2013 13h30

Je viens de revendre GOW3 hier et justement je me disais en même temps que ça me manquait ! Si je vois que vous êtes bcp a le prendre, et qu’on peut s’éclater comme à l’époque, je me laisserai bien tenter !

D
desertdoll
18 mars 2013 14h09

je suis assez d’accord avec toi GTB-X.
La grosse valeure ajoutée, c’est quand meme le fait de pouvoir Telecharger le 1er, qui chronologiquement est la suite et a mon sens le meilleur GOW si on parle d’ambiance et narration.

Je pourrais aussi me laisser tenter a petit prix.

K
Kheldorn
18 mars 2013 16h41

Plus que 4 jours à attendre. La soirée en coop local est déjà agendé.

R
Rapture
18 mars 2013 20h57

Bof sans moi, j’ai revendu mon GEOW 3 et ça me manque pas…

L
llwane
19 mars 2013 19h18

Moi qui est fan depuis la sortie du premier en 2006 et qui les a tous fais et j’ai l’édition epic ainsi que la console a 320 go ! Je me sens vraiment decus par epic games , j’ai remarquer que y’a deja des skins d’armes et d’armures sur le live et au prix fort ! je le prendrais mais vraiment pour me dire que je les est tous mais c vraiment a contre coeur …

I
II Blue x
19 mars 2013 22h59

« je le prendrais mais vraiment pour me dire que je les est tous mais c vraiment a contre coeur … »

Donc toi tu notes un jeu 5/5 alors que tu ne l’as pas encore en ta possession et que tu le prends a contre cœur, tu respires l’intelligence dis moi

G
Gears67
20 mars 2013 20h11

Salut, je les eu ce matin par un ami en avance sur tout le monde et je viens de le finir. Fan depuis le 1 je les possède tous, conclusion: Techniquement au top comme d’hab, mais rien de nouveau, je ne regrette pas mon achat car je suis fan de la série, mais cet épisode ne fera pas franchir le pas à ceux qui n’aimaient pas la série. Final: A réserver aux fans, en espérant que cette superbe license reste une exclu sur la prochaine xbox et qu’il revoit leur… Lire la suite »

H
Helvete
24 mars 2013 11h16

Si j’ai un conseil a donner garder Gears of War 3 !!!! GoW J est sur tous les points inférieur ou égale a GoW3 à l’exception du « 3S » qui est génial, il change l’expérience de jeu a chaque relance de point de sauvegarde (dans les modes a bots). un truc qui ma particulièrement déçu en multi c’est d’avoir de base qu’une arme principal avec le fling ainsi qu’une grenade alors que dans les autre tu as en + une 2ème arme principal de base… je ne comprend pas ce choix… Lire la suite »

H
Helvete
24 mars 2013 11h16

Si j’ai un conseil a donner garder Gears of War 3 !!!!

GoW J est sur tous les points inférieur ou égale a GoW3 à l’exception du « 3S » qui est génial, il change l’expérience de jeu a chaque relance de point de sauvegarde (dans les modes a bots).

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