Test – Resident Evil Revelations

A la recherche de la nouvelle STARS
Devenue série culte en seulement 2 épisodes, la série Bio Hazard a été déclinée en de nombreux épisodes, sous-épisodes, au point que la licence a non seulement perdu de sa superbe, mais aussi de son esprit original.
Dernier sorti en date, Resident Evil Revelations, un portage du jeu sorti sur Nintendo 3DS il y a un an et demi.
Cachez vos parents, c’est l’heure de flipper ! Ou pas…
Mais cachez-les quand même, y’a déjà assez de créatures étranges dans ce jeu.
Resident Evil 4,5
Narrant des évènements se déroulant entre Resident Evil 4 et Resident Evil 5, ce Revelation nous propose un étrange mélange de retour aux sources, avec l’aspect action des derniers opus. Cela se traduit par un gameplay plus TPSesque, mais ceux qui aimaient se prendre la tête avec la jouabilité des débuts peuvent changer le maniement dans les options.

Quand je parle de gameplay TPS, c’est surtout en termes de vue du jeu. On voit son personnage de dos, on peut « courir », esquiver, tirer… Bref, rien d’inhabituel.
Là où le titre renoue un peu avec les débuts de la série, c’est au niveau de l’ambiance : vous êtes enfermés pendant quasiment tout le jeu dans un bateau dont les passagers ont subi un funeste destin. Non, je ne parle pas d’avoir dû écouter un concert de Justin Bieber dans la salle de bal du navire, mais bel et bien de se faire bouffer par des mutants plus ou moins redoutables. Ils ont donc échappé au pire…
Les moins chanceux, eux, se sont retrouvés infectés par un nouveau virus apparemment déployé par une organisation bio-terroriste dont tout le monde croyait s’être débarrassé un an plus tôt.
C’est donc l’organisme dont font partie Jill Valentine et Chris Redfield qui a la charge de mener l’enquête. Mais ils ne seront pas seuls, puisque le joueur pourra contrôler plusieurs autres protagonistes selon le déroulement de l’histoire. Et là, on en arrive à une des grandes réussites de ce jeu : la narration. Ou plutôt son traitement, puisque le titre se découpe en 12 épisodes, comme peut l’être un épisode d’une série à la télé. Le suspense est bel et bien présent, et si on n’avait pas eu une manette entre les mains, on aurait très bien pu penser être devant des épisodes d’une mini-série télé qui sait comment maîtriser ses effets de mise en scène avec les cliffhangers, l’histoire simple, mais suffisamment fournie pour alimenter régulièrement la progression ou encore des dialogues qui tentent de briser le silence pesant de la situation.
Malheureusement, cette narration « télévisuelle » ne permet pas de retrouver une ambiance proche de ce qu’on était en droit d’espérer sur les premiers épisodes. Certes, il existe des moments pas trop mal réussis en matière de presque flippe (oui, faut pas exagérer non plus), mais ils sont bien trop rares, et relativement peu intenses comparés à ce dont les plus vieux d’entre vous se rappelleront sur cette licence. Ce manque d’intensité va tout de même être très légèrement amoindri par votre équipement, ou plutôt vos munitions et herbes. Ces dernières sont disséminés avec parcimonie sur tout le navire. Mais attention, le petit bonhomme qui s’amusait à changer l’emplacement des objets en fonction du personnage joué dans les 3 premiers, n’est plus là. Il faudra donc éviter de tout ramasser dès le départ afin de vous laisser de la marge en cas de coup dur, car sur la fin, vous risquez d’être plus que juste. Surtout lorsqu’un boss pointe le bout de son nez. De même, il faudra économiser vos munitions face à vos ennemis car ils sont pour la majorité très résistants. Il faudra donc trouver leurs points faibles pour leur faire plus de dégâts. Dans le doute, visez la tête, ça fonctionnera dans 80 % des cas. Pour le reste, il faudra vous débrouiller pour les trouver.

Pour ceux qui en veulent plus que la huitaine d’heures que demandera le titre pour être bouclé, le soft propose un mode commando. Son principe est simple : des niveaux inspirés de l’histoire, un à deux joueurs (via le Xbox Live) avec leur perso fétiche (plein de persos à débloquer), et on va jusqu’à l’objectif en n’oubliant pas de buter les bestioles aux attributs différents (changement de taille, plus résistants, plus rapides, …). Plus vous jouerez, plus vous engrangerez des points d’expérience pour gagner des niveaux et augmenter les stats de vos armes, mais en plus, vous pourrez faire des emplettes pour vous remettre sur pied et être plus efficace. Pas indispensable, mais bien sympa et porteur de durée de vie supplémentaire non négligeable.
Resident sur 3DS
Vous évoluerez généralement par équipe de 2 en mode histoire, (même si vous aurez de nombreux moments en solitaire). Mais que vous soyez seul ou accompagné, vous pourrez compter dans votre équipement un Genesis. Cet outil est une sorte d’analyseur. Il vous permettra non seulement de détecter des objets cachés, mais en plus, en atteignant un taux de 100 % d’analyse ennemie (chaque ennemi scanné donne un pourcentage, dégressif en fonction de la quantité de fois qu’il a été scanné précédemment), vous obtiendrez une plante verte, histoire de vous sauver les miches en cas de coup dur.

Même si le jeu est en soi relativement facile dans les niveaux de difficulté de base, cette fonctionnalité sera la bienvenue dès lors que l’on choisira une difficulté supérieure.
Facile d’une part car les créatures sont généralement peu méchantes en dehors de 2 ou 3 modèles standards (faites gaffe aux Hunters), mais aussi parce que les énigmes, enfin si on peut appeler cela des énigmes, se limitent à du recâblage sur certains boîtiers pour déverrouiller des portes, et cela ne vole jamais bien loin une fois qu’on a pigé le principe.
Techniquement, c’est propre, mais bon, on était en droit d’en attendre plus pour une machine telle que la 360. On sent visuellement que Resident Evil Revelation n’est qu’un portage d’un jeu 3DS, entre un léger aliasing, des textures relativement peu détaillées et quelques rigidités dans les contrôles. Pire encore : le jeu est relativement propre. J’entends par là que le gore est limité à quelques éléments du décor. Faites vous empaler par la scie circulaire en pleine action d’un monstre, et il n’y aura qu’une légère gerbe de sang, alors que d’une part vous mourrez d’un coup, mais surtout, c’est une scie circulaire ! Où qu’ils sont les lambeaux de chair ? Les têtes qui éclatent à coups de magnum ? Les joueurs qui se font mutiler dans de magnifiques scènes glauques ?
La bande son, qui fait l’essentiel d’une bonne production, est ici aussi mitigée. D’une part parce que l’ambiance musicale reste pas trop mal, les voix pour les dialogues (langue au choix parmi français, japonais, anglais et quelques autres) relativement bien faites (même si mieux vaut choisir l’anglais par défaut). Mais alors en quoi c’est mitigé ? L’ambiance sonore est relativement pauvre, malheureusement. Les cris des bestioles, quand il y en a, ne rajoutent pas de tension à l’histoire. Seuls quelques rares passages proposent une ambiance sonore plutôt inquiétante avec un boss par exemple qui est dans les conduits, et qui vous susurre des mots sans que vous sachiez où il se trouve (oui, certaines des créatures arrivent encore à parler un peu). Et c’est bien dommage qu’on n’ait pas eu droit à un meilleur traitement sonore, car c’est généralement ce point qui fait toute l’ambiance et le suspense…
Le Bilan
On a aimé
- Le format TV de la narration
- Le level design du bateau proche d’un RE 1 ou 2
- Un retour aux sources…
On a moins aimé
- … mais bien trop léger
- Version 3DS améliorée, mais sans trop se fouler non plus
- Cela manque de sang et de tripes tout ça…
Conclusion du test de Resident Evil Revelations
A demie Evil
{{Resident Evil Revelation est un Resident Evil hybride tentant de regrouper ce qui a fait le succès de la série à ses débuts, avec le gameplay actualisé. Si le résultat final est mitigé, on ne peut que saluer l’effort de voir un jeu à la narration bien maîtrisée, car cela n’arrive pas si souvent que cela.
Quoi qu’il en soit, le titre laisse quand même un arrière goût amer. D’une part, par une technique qui ne se contente pas plus que du minimum pour un portage d’un titre 3DS. Mais aussi car les développeurs n’y sont pas allés assez franchement dans leur retour aux sources, et il manque encore plein d’éléments qui ont fait le succès de la série à ses débuts comme du sang, des tripes, des énigmes plus ambitieuses et tordues (plus que sur les premiers épisodes par exemple), et du challenge plus ardu. Le jeu reste assez agréable à jouer, mais on reste tout de même sur notre faim. Peut-être serons nous rassasiées avec une éventuelle suite subtilement teasée en toute fin de jeu ?}}
une licence pas au gout du jour .dead space 1 lui à volé son ambiance « sonore et flippante « ; en méme temps dead space suit la méme route ,qui descent !!